|

M.
Bernard Géa, Maire de Montredon-des-Corbières, Vice-président de la
CAN et Président du SICOT.
Monsieur
le Maire, quelle est l’origine de l’implantation du Centre
d’enfouissement de Classe 3 de la SORENA sur votre Commune ?
Il
s’agit en fait d’un concours de circonstances. La Commune de
Montredon-des-Corbières travaillait de longue date avec les entreprises
LAVOYE et MAZZA (APPIA) pour les voieries. Une problématique s’est
posée : que faire de la décharge publique, comment la réhabiliter ?
La Commune a interrogé ces deux entreprises, l’idée est donc née
d’un partenariat entre la Commune et la SORENA, société créée par
LAVOYE et APPIA pour la réhabilitation du site.
Dans
la convention signée avec la Commune, quels sont les engagements de la
SORENA ?
Tout
d’abord, la SORENA a remis à niveau la décharge pour permettre le début
de réhabilitation. Il fallait sortir les déchets polluants et ne
conserver que les déchets inertes. Une couche d’étanchéité a été
élaborée pour éviter toute nuisance à la nappe phréatique. Je précise
bien que le Centre d’enfouissement de Montredon-des-Corbières ne reçoit
pas le bois, le plâtre et surtout pas l’amiante !
Quelle
est la nature juridique de l’exploitation du Centre d’enfouissement
de Classe 3 par la SORENA ?
La
SORENA est locataire du site. Il s’agit là de subsides importantes
pour le budget de notre Commune. J’ajoute que toutes les précautions
en terme d’environnement ont été prises car j’y suis
personnellement très attaché. Une étude de l’ADEME a été lancée
avant l’installation du Centre d’enfouissement. La question était :
que faire de ce « trou béant » à 10 – 15 ans ?
|
Donc
la SORENA va modifier le paysage au pied de la Tour de
Montredon-des-Corbières ?
Tout
à fait ! La SORENA va combler le trou, puis mettre de la terre végétale
et des plantations. Dans quelques années on retrouvera la garrigue
d’il y a cent ans ! La SORENA et la Commune oeuvrent pour la
restitution des paysages, c’est le vrai développement durable. Nous
nous demandons comment répondre aux besoins de la population, des
entreprises en bâtiment, mais sans hypothéquer l’avenir de nos
enfants. Il faut rassembler et traiter les déchets, mais donner une
restitution paysagère, rendre à la Nature ce qu’elle nous a donnée.
|
Cette
restitution paysagère réalisée par la SORENA se fera au bénéfice de
la Tour de Montredon-des-Corbières ?
C’est
cela le développement durable que je défends : redonner au
patrimoine son éclairage et permettre aux générations futures de
profiter de l’environnement. Patrimoine et respect de
l’environnement sont étroitement liés.
Vous
pouvez dire si des habitations seront réalisées aux abords du Centre
d’enfouissement de Classe 3 de la SORENA ?
Ce
que je peux dire c’est que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui
remplace l’ancien Plan d’Occupation des Sols (POS) a autorisé des
constructions en seconde ligne au lieu dit le Rouc. Il pourra y avoir
deux rangées de maisons derrière celles déjà construites entre la
Zone Industrielle et la Maison des Associations. Cela ne serait pas
possible sans la réhabilitation de la SORENA pour d’évidentes
raisons de sécurité. Je n’aurai jamais autorisé de construction si
je n’avais pas voulu que ce « trou béant » soit comblé.
Comment
qualifieriez-vous la SORENA et vos relations avec ses dirigeants ?
La
SORENA fait preuve d’un grand professionnalisme, les engagements sont
parfaitement respectés à ce jour. Il existe une réglementation et la
SORENA la respecte totalement, j’ai fait des visites dans le Centre
d’enfouissement et je n’ai aucune réserve à formuler. La SORENA
est une entreprise sérieuse et professionnelle dont l’activité répond
à un réel besoin.
Propos
recueillis le 15 mai 2006.
|